23/10/2007
Que fait-il?
Une fois n'est pas coutume, je m'excuse à nouveau de mon absence bloguesque alors que vos visites ne semblent que peu faiblir ! Merci à vous pour cette fidélité, malheureusement, il me fallait me remettre en selle pour reprendre plus sérieusement ce blog.
Je pense désormais pouvoir réinvestir la blogosphère...
Naturellement, comment parler politique sans aborder le sort de notre président? Alors je ne m'exprimerais pas sur la rupture de son mariage car cela relève de la sphère privée mais je regrette (ou alors je me félicite de ma clairvoyance) simplement que cette union rompue dans les faits il y a bien longtemps ait été le support "moral" et faussement avant-gardiste d'une élection dont bien des dés étaient pipés.
Nicolas Sarkozy était aujourd'hui présent à Tanger, au Maroc (sur la photo avec SAR Mohamed VI), pour aborder la question de l'Union méditerranéenne... Vaste projet, réels enjeux économiques, démographiques et sociaux. Tout d'abord je suis heureux d'avoir entendu en direct son discours dont je dois reconnaître que je partage la substantifique moelle...
Il est anormal que le développement de la région méditerranéenne se soit fait de manière aussi inégale et que chacun laisse la situation s'empirer, sans s'inquiéter ni s'émouvoir plus que de mesure. Le co-développement, et je dirais même le développement bilatéral qui renvoie moins à la notion de développé/non développé, est un impératif majeur auquel les gouvernements doivent s'atteler avant que ces populations qui nous ont vu nous évoluer nous demandent compte de nos agissements.
Il faut instaurer des règles pour:
Réunifier une région de la planète, centrale à bien des niveaux
Soutenir les pays en développement et créer ainsi, un vivier de consommateurs pour nos économies
Rétablir l'égalité et la justice
Réguler l'immigration, même si le sujet reste tabou, par l'amélioration des conditions de vie
Sur le Traité simplifié... Dans un premier temps, je suis heureux que la France, après avoir brisé la construction européenne, tente de réparer ce que je considère encore comme une erreur monumentale, liée à une manipulation politique évidente et des digressions sur la fameuse directive Bolkenstein qui est arrivée au mauvais endroit au mauvais moment.
Dans un second temps, je regrette que ce projet, à défaut d'être simplifié, soit simpliste et n'aille pas au bout de la construction européenne. C'est néanmoins un premier pas et je pense qu'il sera amendé par la suite.
Enfin, je m'interroge sur la pertinence constitutionnelle, et morale, de ce traité qui semble-t-il ne sera pas soumi à référendum... Quelle légitimité, notamment juridique et normative, pour un texte refusé majoritairement par les Français et dont des extraits seraient désormais adoptés?
Sur la suppression du CSA, dont j'ai entendu récemment parler sur LCP, je regrette que cette autorité de contrôle des médias soit supprimée car elle ouvre la voie à une "toute-présence" médiatique des partis politiques majoritaires, sans possibilité de sanction. C'est une atteinte éminemment grave au principe de pluralité de l'expression, notamment politique, et une dérive possible vers un environnement audiovisuel bouyguo-lagarderien qui ne servirait pas l'intérêt collectif.
Autre suppression, celle de la répression des délits financiers. Inutile de polémiquer à ce sujet, ce projet sème le discrédit sur la France, alors que l'affaire EADS nous livre une fois de plus un spectacle qui ne pourrait avoir lieu Outre-Atlantique. Et ce, d'autant plus que le gouvernement précédent est directement lié à cette actualité honteuse. Voulue par un juriste hautement réputé, qui fût accessoirement ministre sous le Gouvernement de Vichy, cette réforme est purement inadmissible, notamment si l'on considère le renforcement des mesures répressives à l'encontre des "petits" délinquants.
Pour autant, je suis opposé à la suppression des stock-options, qui constituent un système de participation efficace dans le recrutement des talents qui manquent à nos PME et motivent un investissement professionnel conséquent dans leur développement. Utilisées à bon escient, les stock-options peuvent constituer un excellent bio-carburant pour notre économie.
Pour conclure sur cette note de reprise, je remercie Nicolas Sarkozy d'accepter l'élection de 30 députés au scrutin proportionnel. C'est là une volonté (ou une position de façade?) de favoriser la représentation parlementaire, et donc l'existence outre période strictement électorale, des formations politiques autres que les deux blocs PS et UMP.
A titre d'exemple, selon différents calculs, le Modem aurait pu compter jusqu'à 60 députés, contre seulement 3 actuellement, dans un système proportionnel.
19:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Polémique inutile
Polémique inutile autour de la lecture de la lettre de Guy Môquet. Il était un jeune homme de 17 ans, courageux, patriote, animé comme tant d'autres par un idéal politique et il est tombé sous le feu des armes de l'Occupant.
Faire lire sa lettre aux élèves de France n'a d'autre but que de les sensibiliser à ce qu'a pu être la vie de celles et ceux qui nous ont précédé et se sont battus pour la Liberté de la France et la sauvegarde de notre République.
Alors oui, Nicolas Sarkozy cite là un enfant, fils de député communiste. Mais pourquoi le fait-il? Peut-être parce qu'avant cela personne n'avait jamais entendu parler de lui... sauf les usagers de la ligne 13 du métro parisien, sans même s'attarder devant le petit local qui lui est dédié.
Voir des affiches de Guy Môquet avec le logo PCF en dessous me désole. Jamais le PCF n'a parlé de ce jeune homme tombé pour ses idéaux et, simplement parce que le président de la République le prend en exemple, ils s'exitent et placardent des affiches partout. Comme depuis les années 80, les coco n'ont pas un, pas deux, mais bien une centaine de métros de retard (tout parallèle avec l'actualité serait bien entendu fortuit).
Pour conclure, que dire de Marie-Georges Buffet qui, s'adressant hier à des lycéens du 93 a dit que s'il était encore en vie, Guy Môquet serait probablement membre de RSF, insinuant qu'il serait du bon côté de la barrière, celui des communistes redistributeurs, qui ont conduit la Seine-Saint-Denis, il y a 40 ans devant les Hauts-de-Seine, à sa perte. Cette instrumentalisation post mortem est vraiment, vraiment dégueulasse mais ne m'étonne pas de ce parti dont les résultats électoraux et la situation financière calamiteuse sont à la hauteur de son taux d'adéquation avec le monde actuel.
19:25 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
29/08/2007
Assez !
Ahhhh la tradition! La rentrée des classes ne se dérobe pas à ses responsabilités: on nous ressert encore une fois le laïus de la rentrée qui coûte cher, du cartable aux couleurs des derniers films d'animation...
Il faut arrêter de délirer. Si l'on veut contrôler les coûts d'une rentrée, il suffit de responsabiliser les enfants.
Je ne connais pas un écolier (mon entourage proche inclus) qui ait réellement utilisé une boîte entière de crayons de couleurs en une année.
Un cartable peut durer tout au long de la scolarité primaire, une boîte de crayons de couleurs dure facilement trois ans, une boîte de peinture cinq... idem pour les gommes, qui ne s'auto-détruisent pas encore!
Alors, un petit message aux parents: quand on fait des enfants, il faut les assumer et si vous vous plaignez aujourd'hui des frais qu'il faut engager pour leur scolarité, j'espère pour eux qu'ils n'iront jamais au-delà de la 3ème car vous pourriez les renier!
Je n'accepterai jamais, étant moi-même un ancien étudiant de l'université et l'actuel étudiant en alternance d'une école de commerce, que l'Etat mette plus de moyens financiers en oeuvre pour un gamin de 6 ans que pour un doctorant de 25!
Je ne dis pas qu'il faut couper les vivres à l'enseignement primaire, mon post d'hier me démentirait, je dis simplement qu'il faut raisonner les politiques publiques et cesser de céder aux demandes permanentes.
21:57 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Vous avez dit réduction des coûts?...
On ne change pas une équipe qui gagne... mais on quitte une équipe qui perd!
Ces derniers mois ont vu démissionner 4 membres du cabinet de la ministre, trois magistrats recrutés comme conseillers et, surtout, Michel Dobkine, son directeur de cabinet!
Celui-ci avait alors été remplacé in extremis par Michel Marquer, qui vient à l'instant de rendre son tablier... pour rejoindre un autre poste au ministère de l'Intérieur assure-t-on Place Vendôme.
C'est bien connu, la tradition veut que l'on se fasse nommer directeur de cabinet d'un ministère régalien pour rejoindre une sous-direction d'un autre ministère quelques semaines plus tard...
Si le ridicule, heureusement, ne tue pas, il commence à sérieusement entacher la crédibilité d'une ministre dont les épaules doivent déjà supporter de bien tristes révélations...
21:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28/08/2007
Spray anti-SDF
Alors que la communauté politique se gargarise de plus en plus de ses discours sur l'indispensable solidarité, notamment à l'égard des exclus, nous apprenons que le maire UMP d'Argenteuil Georges Mothron, dont les arrêtés anti-mendiants sont légion faisait pulvériser dans la ville un spray diffusant une odeur nauséabonde, empêchant les SDF de s'installer.
Dénonçant l'anormale gêne olfactive causée par la présence des sans-logis, le maire pensait donc pouvoir "nettoyer" les rues de sa ville.
Il n'a pu compter, fort heureusement, sur la discipline des employés municipaux qui ont refusé de pulvériser le produit.
La direction du centre commercial de la ville n'a pas eu autant de scrupules, le maire les ayant autorisés à répendre le Malodor.
Je comprends que les SDF puissent causer des "troubles", que les municipalités tentent par tous les moyens d'en réduire le nombre mais ce type de méthode est inqualifiable et appelle une sanction sévère, quoi qu'en dise Patrick Balkany qui voit en chaque SDF un marginal assumé et conscient de ses actes!
13:50 Publié dans Coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note






